| Indemnisation d'une erreur opératoire et testicules |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Jeudi, 17 juin 2010 07:48 |
|
Triste histoire que celle de ce jeune habitant de Vérone, ville célèbre pour ses amants et son romantisme, qui lui a valu une castration alors qu'il désirait avoir des enfants. En 2004, alors qu'il n'est âgé que de 27 ans, se voit diagnostiquer un cancer du testicule gauche. Face à cette tumeur encore bien localisée, la solution thérapeutique proposée au jeune homme est de lui retirer ce testicule malade afin de le guérir. Jeune marié plein de projets et rêvant de fonder une famille, il accepte l'intervention, conscient que son avenir et sa vie sont en jeu. C'est en toute confiance qu'il part au bloc opératoire, ne sachant pas que son destin va bientôt basculer. Pour sa défense, l'urologue a argué d'une matinée opératoire chargée et stressante. Il opérait depuis déjà plus de cinq heures quand l'erreur est survenue. Difficile d'accepter de tels arguments lorsque l'on est la victime, surtout dans les conditions d'une chirurgie qui ne relève pas d'une urgence, mais qui est programmée. Le jeune Italien a donc réclamé plus d'un million d'euros au chirurgien pour avoir ainsi perdu les attributs de sa virilité. Les juges de la plaine du Pô n'ont fini par lui en accorder que 181 000, une somme qui peut paraître bien modeste dans un pays réputé pour sa fierté masculine. Six mois après la mise en place des check-lists pour la certification des établissements de santé, il est étonnant de voir que des régions entières semblent encore ignorer cette procédure si l'on en croit la cartographie mise en place par la HAS. Si Rome ne s'est pas faite en un jour, l'histoire de Vérone donne à réfléchir...
Ajouter aux favoris
Bookmarker
Envoyer par mail
Commentaires (0)
![]() Ecrivez un commentaire
|
| Mise à jour le Jeudi, 17 juin 2010 09:16 |


















Il est facile de comprendre quel est l'intérêt d'utiliser une 
