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2008-2009

Fumer plus pour gagner plus !
Écrit par Droit-medical.com   
Lundi, 08 Mars 2010 08:26

Toxicité du tabac« Fumer plus pour gagner plus », tel serait le nouveau slogan de la filiale allemande d'une compagnie d'assurance-vie basée au Liechtenstein, Quantum Life. Se basant sur un principe déjà utilisé en Grande-Bretagne, cet assureur propose de servir des rentes viagères plus élevées à ses clients fumeurs sachant que leur espérance de vie est moindre et qu'il n'aura à les indemniser que sur une période plus courte... Seules les personnes fumant plus de 15 cigarettes par jour sont concernées, avec des bonus pour les plus gros fumeurs. Le déclaratif ne suffit pas puisqu'il est prévu que l'assuré fasse appel à son médecin traitant pour évaluer son degré de tabagisme (en dosant la nicotinémie, par exemple).

En fonction des compagnies d'assurance, les obèses, les diabétiques et les patients souffrant de certains problèmes cardiaques peuvent aussi bénéficier de conditions avantageuses pour leurs rentes viagères, toujours en raison d'une espérance de vie plus faible. Et les avantages sont cumulables : un fumeur obèse ayant des problèmes cardiaques peut obtenir une rente 76 % plus élevée qu'un non-fumeur en bonne santé...

Alors que les assureurs ont pendant longtemps été réticents pour assurer des patients dont l'espérance de vie était limitée, allant même jusqu'à obliger leurs souscripteurs à subir des examens coûteux pour éviter de garantir des clients susceptibles de développer une maladie d'Alzheimer ou ayant des facteurs de risque d'hypertension artérielle, lorsqu'ils s'agissait de verser un capital décès ou de garantir un emprunt, certains d'entre eux ont compris le bénéfice qu'ils pouvaient tirer de ces pathologies en cas de rentes viagères. Voilà qui pourrait aussi expliquer que d'autres compagnies d'assurance investissent directement dans l'industrie du tabac.

Pendant ce temps, en France, les campagnes antitabac vont bon train. Même si celle présentant des adolescents dans une position que l'Église condamne encore quand il n'est pas question de prier Dieu, mais de donner un plaisir oral à un partenaire, n'était qu'une habile campagne médiatique sans réel fondement publicitaire, la campagne antitabac signée Yvan Attal est, quant à elle, on ne peut plus officielle : à voir et à revoir...

 

 

[Sources : Bild.de ; Le Matin.ch ; France info]

Mise à jour le Dimanche, 07 Mars 2010 23:50
 
Interdire de fumer est dangereux pour la santé
Écrit par Thomas Rollin   
Dimanche, 28 Février 2010 08:03

Étrangler son médecinLe relâchement de l'application de la loi interdisant de fumer dans les lieux publics, les restaurants ou les cafés semble donner chaque jour un peu plus d'assurance aux fumeurs. D'autant que les interdits ne pèsent pas lourd face à ceux qui usent d'une substance qui présente toutes les caractéristiques d'une drogue (dépendance psychique et dépendance physique) et face à ceux qui ont des intérêts à sa vente. Rien ne dit que ce sont les effets psychotropes du tabac qui sont à l'origine de l'histoire relatée par le journal Midi libre, mais c'est bien cette substance qui en est la cause.

C'est pour avoir refusé l'accès de son cabinet à une patiente qui avait une cigarette aux lèvres et une canette de bière à la main qu'un médecin de Béziers s'est fait agresser. N'ayant pas apprécié les remontrances du praticien âgé de 77 ans, la jeune femme de 26 ans s'est ruée sur lui et a tenté de l'étrangler. S'il n'avait pas eu la présence d'esprit de tirer les cheveux de cette furie pour se dégager alors qu'elle était en train de lui serrer le cou, le médecin aurait très certainement fini sa journée entre les mains de l'un de ses confrères légiste. Mais son calvaire ne s'est pas arrêté là puisque la fumeuse déchaînée lui a ensuite jeté au visage tout ce qui était à sa portée.

Multiples hématomes au cou, au visage et au bras ainsi qu'une hémorragie interne au niveau du larynx du médecin, rien d'assez sérieux pour que les grands médias s'intéressent à cet évènement. Juste quelques lignes dans l'édition régionale du Midi libre...

 

Cet article est l'occasion de rappeler qu'il existe, depuis 2002, un observatoire pour la sécurité des médecins dont les objectifs sont de répondre aux questions des médecins qui souffrent d'un sentiment d'insécurité ; de faciliter leurs démarches lorsqu'ils ont été agressés ; de prévenir ces agressions et d'assurer un suivi de l'insécurité à laquelle sont exposés les médecins dans leur exercice professionnel.

 

Mise à jour le Samedi, 27 Février 2010 20:18
 
Accoucher grâce à Google
Écrit par Droit-medical.com   
Jeudi, 17 Décembre 2009 14:54

Accoucher à domicile avec GoogleLeroy Smith, un jeune anglais de 29 ans, est un homme heureux : il vient tout juste d'être père ! Et son premier faire-part de naissance sera pour Google...

Il est 20 heures, le 1er décembre 2009. La nuit est tombée depuis longtemps et le brouillard enveloppe lentement les cottages. Monsieur et Madame Smith regardent les informations télévisées tout en dégustant une nouvelle recette de veau à la menthe dénichée sur Internet, quand l'inconcevable se produit. En quelques minutes, tout bascule. Emma Smith, qui en est à son neuvième mois de grossesse et qui est suivie à domicile par une sage-femme qui le matin même l'a rassurée en lui disant que l'heureux évènement n'était pas pour tout de suite, sent poindre des contractions. Impossible de se tromper, il ne s'agit pas d'aigreurs d'estomac dues à la sauce verdâtre, mais bien d'un début de travail. Le bébé a décidé de s'inviter...

Un peu désemparé, Monsieur Smith ne perd pas pour autant son sang froid. Il téléphone à la sage-femme, mais avant qu'elle n'ait le temps d'arriver, les contractions redoublent d'intensité. Un Français sans hésiter aurait appelé le Samu, mais Monsieur Smith est anglais et il va décider de faire appel à Google. Tenant la main de sa femme d'un côté et son BlackBerry de l'autre, il se connecte à Internet. Quelques secondes plus tard, il est sur la page d'accueil de son moteur de recherche préféré. Avec le pouce, il tape tant bien que mal How to deliver a baby, ce que l'on pourrait traduire par Comment faire naître un bébé, et envoie sa requête sur les serveurs de monde entier dans l'espoir de trouver un pas-à-pas de l'accouchement. Et ça marche ! Suant à grosses gouttes et se retenant de hurler plus fort que sa femme tant il est tendu, il trouve sur le site WikiHow un guide de l'accouchement en onze étapes.

Dès l'introduction, il comprend que, depuis la nuit des temps, nombreux ont été les hommes à devoir affronter une situation semblable à la sienne. Rien n'est perdu, d'autant qu'il a un avantage sur eux : tout le savoir d'Internet au creux de la main. Courageusement, il enchaîne les étapes une à une, retenant sa respiration pour pousser aussi fort que sa femme, soutenant la tête du bébé sans la tirer, surveillant le cordon ombilical pour qu'il n'étrangle pas l'enfant, pensant à maintenir au chaud le veau à la menthe et posant enfin leur enfant sur la poitrine de son épouse. Il n'aura fallu que quarante minutes à Mahalia Merita Angela Smith pour pousser son premier cri, soit cinq minutes de moins qu'à la sage-femme pour arriver... Après un rapide examen, cette dernière n'a eu qu'à clamper le cordon et à tendre les ciseaux au papa. Bien plus fier qu'un chef d'État tranchant le ruban d'inauguration d'une maison de retraite de fonctionnaires, le père a coupé le cordon d'un geste mal assuré.

Depuis cette aventure, Madame Smith n'en veut plus à son mari de jouer sans cesse avec son BlackBerry. Elle lui a même promis un iPhone s'il décide d'avoir un cinquième enfant. Il va lui falloir attendre la prochaine génération, si l'on peut dire...

 

Source : The Sun

Mise à jour le Jeudi, 17 Décembre 2009 23:24
 
Apple refuse de réparer les ordinateurs des gros fumeurs
Écrit par Droit-medical.com   
Samedi, 21 Novembre 2009 10:22

Ordinateur et nicotine ne font pas bon ménageLa société Apple a refusé à au moins deux de ses clients de réparer leur matériel, bien que sous garantie, pour des raisons de santé publique. Raison invoquée : la présence d'une substance toxique retrouvée en grande quantité au sein de ces machines qui n'est autre que la nicotine qui figure sur la liste des substances toxiques de l'Occupational Safety and Health Administration (OSHA). Aux États-Unis, pas question d'exposer un employé de l'industrie à un taux supérieur à 0,5 mg/m3 (poids total moyen) sous peine d'encourir une lourde condamnation devant un tribunal si le salarié porte plainte. Il faut dire que cette limite de toxicité n'est pas déterminée au hasard, mais qu'elle correspond à des doses au-delà desquelles la santé de l'employé est réellement mise en danger, d'où le refus face à des taux plus élevés à l'intérieur des matériels retournés chez le fabricants des Mac, de laisser intervenir les personnels du support technique. Le fait de retrouver des substances toxiques dans les ordinateurs ne servant pas à leur bon fonctionnement rend la garantie caduque.

Au pays où il a été reconnu par la Cour suprême que les cigarettes “légères” n'existaient que dans l'esprit des publicitaires et où le tabagisme passif fait plusieurs dizaines de milliers de morts par an, il n'est pas étonnant qu'une entreprise préfère consacrer ses budgets à développer des produits révolutionnaires comme l'iPhone plutôt qu'à payer d'énormes dommages et intérêts à un employé, fumeur ou non, pour ne pas avoir respecté la législation locale. Une attitude sans doute bien plus rationnelle que celle des assureurs américains qui investissent dans l'industrie du tabac.

En France, le tabagisme passif tuerait 3 à 6 000 personnes par an, soit bien plus que la grippe saisonnière, elle-même plus “meurtrière” que la grippe H1N1. Quand on voit la couverture médiatique consacrée à la vaccination contre cette dernière, on peut s'étonner que dans le même temps les pouvoirs publics n'augmentent pas le prix du tabac de façon suffisamment importante pour faire baisser de façon significative sa consommation. Peut-être est-ce parce que ce produit, qui entraîne pourtant une dépendance physique et psychique en faisant ainsi une drogue, rapporte plus de 10 milliards d'euros de taxes par an à l'État ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle dans son rapport sur les risques pour la santé, paru en fin 2009, que le tabac est à l'origine de la mort de 6 % des femmes et de 12 % des hommes dans le monde chaque année. Parmi eux, figure malheureusement un nombre non négligeable de non-fumeurs...


Sources : Macgeneration ; The consumerist
Mise à jour le Samedi, 21 Novembre 2009 12:57
 
Les médicamenteurs
Écrit par Droit-medical.com   
Mardi, 13 Octobre 2009 10:51

Les dessous de l'industrie pharmaceutiqueC'est à la chaîne de télévision Public Sénat que l'on doit la rediffusion d'un documentaire intitulé Les médicamenteurs. Porté à l'écran pour la première fois par France 5 en juin 2009, ce travail original offre une vision de l'industrie pharmaceutique différente de celle habituellement proposée par les médias.

Ceux qui s'intéressent au droit de la santé ne manqueront pas le discours du patron d'un grand laboratoire français rappelant à l'ordre les députés qui pourraient être tentés d'énoncer quelques critiques à l'égard du secteur du médicament alors qu'il a donné une industrie pharmaceutique « digne de ce nom » en trente-cinq ans. « [...] Vous les députés qui adorez venir inaugurer mes centres de recherche et mes usines, j'aimerais que vous vous en souveniez un peu quand vous êtes assis à l'Assemblée nationale et quand vous votez les lois. » Il faut dire qu'être félicité par Nicolas Sarkozy pour le travail effectué « main dans la main » peut donner l'impression à un grand patron que le parlement est là avant tout pour l'aider et n'a pas à le critiquer. Certains journalistes, manquant sans doute de complaisance, ont eux aussi droit à leur part de reproches...

En suivant le documentaire, on aimerait peut-être que les critiques des élus soient plus nombreuses et que les facteurs économiques ne soient pas systématiquement favorisés aux dépens de la santé publique. Les exemples des médicaments Vioxx et Acomplia laissent en effet penser qu'il existe des pratiques fort surprenantes sur le marché des médicaments. Dans sa présentation du documentaire, France 5 n'hésite pas à écrire : « Essais cliniques tronqués, publications médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés… Tout est bon pour vendre un médicament. »
Les organismes de contrôle, dont l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), sont aussi montrés du doigt et leurs défaillances mises en lumière. Comment ne pas trouver gênant que 80 % du budget de la commission des autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments, dépendante de l'Afssaps, vienne de l'industrie ? Les pouvoirs publics et le monde politique dans sa grande majorité sont sceptiques quant à l'indépendance des médecins quand ils sont rétribués ou même simplement démarchés par les laboratoires, mais ne voient aucun inconvénient à ce que des instances de contrôle officielles soient financées par cette même industrie... D'autres exemples viennent étayer ce qui peut apparaître comme « démonstrations de collusion » entre les laboratoires et les instances de contrôle.

Pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de voir ce documentaire lors de ces prochaines rediffusions, il faut espérer que cette coproduction de France 5 — Beau comme une image sera rapidement mise en ligne afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.

Mise à jour le Mardi, 13 Octobre 2009 12:20
 
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