| Le médecin traitant, acteur majeur de l'information du futur donneur d'organes |
| Écrit par Bertrand Hue | |
| Jeudi, 12 Avril 2007 00:00 | |
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Il n'y a rien de sentimental dans cette déclaration, simplement une situation due à l'évolution de la loi et du devoir d'information du médecin traitant. Il n'est pas le seul praticien concerné par cette mesure qui concerne les jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans. Cela va-t-il permettre à la France de sortir de la situation de pénurie en matière de dons d'organes dans laquelle elle se trouve ? Avec 22,2 prélèvements par million d'habitants en 2005, la France n'a jamais connu un résultat aussi élevé1. Entre l'Espagne (35,1) et le Danemark (11,6), notre pays est dans la moyenne avec la Belgique (23,8) ou l'Italie (21). 4426 greffes ont été réalisées en 2006, représentant une augmentation constante depuis ces dernières années. Mais le nombre de patients sur les listes d'attente augmente lui aussi. Cette situation ne doit pas faire oublier que l'an dernier 229 patients ont perdu la vie faute d'avoir obtenu un greffon à temps sur les 12 400 qui en ont eu besoin. Ont été comptabilisées 2572 greffes de rein, 1024 greffes hépatiques, 339 greffes cardiaques, 21 greffes cardio-pulmonaires, 205 greffes pulmonaires et 92 greffes pancréatiques et quelques greffes d'intestin selon le bilan des activités de prélèvements et de greffe en France.De nombreuses greffes de tissus (comme la cornée, par exemple) ont aussi été réalisées. Les greffes de moelle osseuse ne doivent pas être oubliées, mais elles sont régies par des articles spécifiques du Code de la santé publique. Information par le médecin traitant
C'est dans ce cadre qu'est paru le Décret n° 2006-1620 du 18 décembre 2006 relatif à l'information par les médecins des personnes âgées de seize à vingt-cinq ans sur les modalités de consentement au don d'organes à fins de greffe et modifiant le Code de la santé publique.
Le médecin traitant, qui n'est pas obligatoirement un spécialiste en médecine générale, ne va pas être le seul à devoir informer, l'article R 1211-51 prévoit : En France, la loi bioéthique de 2004 retient le principe du consentement présumé fondé sur la solidarité nationale. Les personnes opposées au don conservent la possibilité de s'inscrire sur le registre national des refus. Ils peuvent aussi témoigner de leur refus auprès de leurs proches. Il s'agit d'une décision personnelle. Un sondage, en juin 2006, réalisé par l'Agence de la biomédecine a montré que 82 % des Français se déclarent favorables au don de leurs propres organes, mais que seuls 40 % ont fait part de leur position à leurs proches. En cas de décès, le médecin demandera à la famille si la personne avait exprimé son refus de son vivant. Il est toujours possible de garder sur soi une carte de donneur. Elle n'est pas obligatoire, mais rend les choses plus faciles pour ceux qui souhaitent donner leurs organes. Cette démarche ne dispense pas d'informer ses proches de ce désir. Bien entendu, il est légitime d'avoir le désir inverse. Le registre des refus a été créé pour cela et tout un chacun peut s'y inscrire. Dans un cas, comme dans l'autre, toutes les informations peuvent être trouvées sur le site de l'Agence de biomédecine. En plus du consentement présumé, la loi reconnaît aussi deux autres grands principes : la gratuité et l'anonymat, tant pour le donneur que pour le receveur.
1 : Principaux chiffres de l'Agence de biomédecine 2 : www.agence-biomedecine.fr (note de l'auteur) En complément, nous vous invitons à vous référer à notre article "Les articles de loi concernant les dons d'organes en 2007"
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| Mis à jour ( Vendredi, 13 Juin 2008 12:44 ) |
















