| La médecine traditionnelle chinoise en accusation |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Lundi, 22 février 2010 10:10 |
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En 2003, une femme souffrant d'une affection bénigne de la peau fait appel à Susan Wu, pratiquant la médecine traditionnelle chinoise au « Chinese Herbal Medical Center » de Chelmsford, dans le comté de l'Essex. Elle lui prescrit et lui vend alors un remède traditionnel : des comprimés de Longdan Xie Gan Wan, une décoction de gentiane. La “patiente” prend ce traitement durant cinq ans, persuadée de ses bienfaits, lorsqu'elle est victime d'une crise cardiaque et que l'on découvre qu'elle souffre d'un cancer et d'une insuffisance rénale qui l'oblige à être dialysée trois fois par semaine. Pour la MHRA, cette affaire prouve les dangers très graves qui peuvent être associés aux produits présumés “naturels” et explique pourquoi Susan Wu a été condamnée à l'équivalent de deux années de prison avec sursis (conditional discharge) après avoir plaidé coupable. Cet exemple n'affirme en rien la supériorité de la médecine occidentale sur la médecine traditionnelle chinoise, mais il pourrait en partie expliquer pourquoi certains législateurs tiennent à ce que l'exercice de toutes les médecines fasse l'objet de la même réglementation.
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| Mise à jour le Lundi, 22 février 2010 12:05 |


















Pourquoi, en France, ne laisse-t-on pas tranquille ceux qui désirent pratiquer la médecine traditionnelle chinoise et pourquoi les règles de la médecine “classique” leur sont-elles imposées ? Il s'agit là de questions que beaucoup d'adeptes de ces pratiques se posent. Un début de réponse se trouve peut-être dans l'affaire qui a été jugée à la mi-février 2010 par la Old Baley, la Haute Cour criminelle anglaise.
