| Réquisition et vaccination : les bonnes pratiques rappelées aux préfets |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Mercredi, 09 décembre 2009 15:27 |
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Une nouvelle circulaire a donc été envoyée aux préfets toujours en charge d'atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de vaccination, même si le ministre de l'intérieur a rappelé qu'il n'y avait aucune obligation de résultat dans ce domaine, pour leur rappeler les « bonnes pratiques ». Il convient de « respecter l'ordre de priorité des professionnels à mobiliser pour respecter la médecine de ville » et de « s'appuyer sur les listes fournies par les établissements de santé », car les directeurs de ces établissements « sont les mieux à même de savoir quels sont les professionnels que l'on peut mobiliser » à un moment ou à un autre pour perturber le moins possible les services. Pas question de « réquisitionner les professionnels de santé plus de deux fois par semaine », de ne pas respecter les périodes d'examen des étudiants ou de mobiliser les médecins du travail des établissements de santé, car ils sont là pour vacciner les patients hospitalisés, les familles des soignants et les soignants qui ne sont pas encore vaccinés, si l'on est un “bon” préfet. Mieux vaut d'ailleurs être un bon serviteur de l'État en cette période de pandémie si l'on ne veut pas se voir confier de nouvelles fonctions. La grippe A(H1N1) ne se contente de toucher le vulgum pecus, elle a aussi fait une victime chez les hauts fonctionnaires. Le directeur de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de Paris, Philippe Coste, va être muté au sein du ministère de la santé en raison de “dysfonctionnements” dans des centres de vaccination contre la grippe A(H1N1) à Paris. Les plages horaires n'ont pas été respectées et les Français sont tellement désireux de se faire vacciner que de tels manquements auraient sans doute pu conduire à des émeutes... Pour la ministre de la santé, il ne s'agit là que du simple management de ressources humaines. La période des fêtes de fin d'année risquant d'être un peu délicate pour ce qui est des réquisitions, le samedi 26 décembre 2009 et le samedi 2 janvier 2010 seront considérés comme des jours fériés. Les agents de l'État seront ainsi mieux payés pour les tâches administratives qu'ils seront amenés à effectuer à ces moments là. Roselyne Bachelot, après avoir chaleureusement remercié les médecins libéraux “volontaires” qui ont accepté de participer à la campagne de vaccination, a reconnu qu'un grand nombre d'entre eux refusaient de vacciner. C'est un élément sur lequel la communication se fait peu et il est intéressant de le noter. Dernière information de cette journée, le quotidien Les Échos parle d'une rémunération des internes doublée le dimanche et en semaine après 18 heures (66 euros bruts de l'heure au lieu de 33 euros), comme celle des élèves infirmiers.
Commentaires (4)
![]() Par Brig, 10 décembre 2009
S'il est intéressant de lire que les ministres ont écrit aux préfets qu'il n'était pas question de réquisitionner les professionnels de santé plus de deux fois par semaine, il faudrait cependant que ces indications s'appliquent également aux infirmières de l'Education nationale. En effet, le fait que les infirmières de l'éducation nationale soient réquisitionnées sur leur temps de travail, fait passer au second plan la santé des élèves dont elles ont la charge. Ainsi, l'accueil, l'écoute, la relation d'aide, les soins prodigués aux élèves, la réponse aux questions des adolescents sur le mal être, les conduites à risques,etc. restent sans réponse. Notre pays, champion pour les tentatives de suicide et les suicides chez les adolescents, mais par contre mauvais élève en matière de prévention et d'éducation à la santé, pourra, si cette question n'est pas prise au sérieux, s'enorgueillir d'avoir une nouvelle fois placé la santé des jeunes en queue de peloton. Il est urgent de réaliser que même si la vaccination est importante, cette campagne ne peut se faire au détriment de la santé des jeunes.
Une infirmière de l'Education nationale consciente des enjeux bien qu'étant à la retraite. Par Lucz, 12 décembre 2009
Il faudrait differencier une bonne fois pour toutes interne et externe des hopitaux.
Interne = médecin à part entière, praticien hospitalier en cours de preparation de thèse > bac +6. Externe: étudiant en médecine en cours de preparation du concours national de médecine de 6eme année. Les etudiants en médecine ne sont donc pas les internes, mais les externes. Or on parle des etudiants infirmiers, des internes, mais absolument pas des externes!! Je soutiens avec véhémence mes collégues infirmiers et etudiants infirmiers mais pour autant notre situation nest nullement evoquée, et les seuls propos nous concernant sont erronés. Non nous ne sommes pas payés, tout comme les etudiants infirmiers. Oui nous sommes requisitionnés en veille d'examens, les weeks ends, juqu'à deux heures du domicile en voiture... Or notre quotidien est loin detre agréable.. Il ne sagit non pas seulement d'examens et de cours annulés.. à ce stade, ce nest plus qu'un detail... Mais d'un concours national en fin de 6eme année de medecine qui determine notre spécialité medicale ou chirurgicale et notre lieu d'exercice, un concours très difficile avec un rythme infernal à base de gardes de nuit de 24h enchainées au stage quotidien, la prepa jusqu'à 23h, les astreintes à l'hopital du week end ou nous avons un role actif, les concours blancs hebdomadaires, et les cours quotidiens. A tout cela se voient desormais ajoutés des plages de vaccination de 7h30 * 3 / semaine, à quel moment veut on qu'on puisse acquerir la somme de connaissances faramineuses nécessaire à la reussite du concours de 6eme année? les etudiants de medecine en fin de cursus etaient deja à bout, là ils sont plus qu'à fleur de peau... On nous fait croire à l'urgence sanitaire, seulement les etudiants infirmiers et en medecine (à bac+5 et +6, pas les internes que les mal renseignés confondent trop souvent) requisitionnés ces derniers jours se sont vus vacciner 10 personnes en 8h de requisition.. on se sent persécutés, à base de menaces quotidiennes et d'harcelement telephoniques.. on dit amenager nos horaires, mais on nous fait passer le message en médecine que les requisitions sont prioritaires vis à vis de nos examens approchant à toute vitesse... !?? A cela sajoute le fait que, du fait de ces conditions de preparation de concours invivables, nous navons pas le temps dexprimer ces faits scandaleux, nous navons pas le temps, et nous sommes tristes, très tristes. Tristes detre totalement dévoués à la médecine, tout comme les étudiants infirmiers, et de voir qu'au final, nous n'avons le droit qu'à des menaces et à une non prise en compte de notre quotidien dejà difficile... Pourquoi requisitionner les etudiants de 5eme et 6eme année de médecine pour vacciner ou seulement remplir de la paperasse alors même quils sont en preparation du concours tres difficile de fin de cursus? pourquoi ne pas adapter les plages de vaccination à leur quotidien deja difficile? pourquoi ne pas prendre en compte les demandes des 2eme-3eme-4eme année de medecine qui sont volontaires pour vacciner gratuitement et se dévouent afin de soulager leurs ainés? et celle des médecins traitants volontaires pour le faire sans remuneration? que voulez vous de plus? pourquoi mme bachelot paye ses labos une fortune mais refuse de payer son personnel soignant devoué? ne centrez pas tot sur la remuneration, il ne sagit pas du probleme, juste d'une constatation. Ce nest pas la no-n-remuneration qui nous pose probleme, bien loin de là! (oui, car contrairement à ce qui a été dit, les etudiants infirmiers et en medecine = les EX-ternes ne sont pas remuneres en semaine car considérés en "obligation pedagogique"), en tant qu'etudiante en medecine, je serais la premiere à etre volontaire pour vacciner les francais, et ce, gratuitement, mais pas dans ces conditions, pas dans ces conditions ... De plus, vient s'ajouter à cela une organisation ou plutot une desorganisation complete, etant appelés à la derniere minute, nous navons pas de vacances car en preparation de concours daccord, mais prenez en compte notre quotidien avant de nous requisitionner aveuglément! A cette desorganisation complete sajoute le fait que nous soyons requisitionnés jusqu'à 100 kms de notre domicile, jusqu'à deux heures de véhicule, véhicule que pour la plupart nous n'avons pas et que nous devons nous même nous procurer... ce NEST PAS compatible avec la difficulté de notre année scolaire. J'aime terriblement la médecine en tant qu'etudiante et y suis devouée, je vis pour la medecine depuis 6 ans, et à 6 mois du concours après toutes ces années, je suis pronfondement triste. Triste de constater que la dévotion du personnel soignant infirmier et médical est exploitée et qu'on en vient à etre menacé. Il ne sagit pas d'une question de remuneration, la question du "don de soi" etant pratiquée largement au sein de nos professions. Mais de conditions d'exercice inacceptables. Ecrivez un commentaire
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| Mise à jour le Mercredi, 09 décembre 2009 22:17 |


















Si l'on en croit les propos du ministre de l'intérieur et du ministre de la santé, lors du 

Les circulaires interministérielles disaient que la réquisition est basée sur le volontariat pour protéger juridiquement les professionnels de santé.
Le nombre d'infirmières Education Nationale n'est pas suffisant et les préfets les enlèvent des établissements scolaires. Avec menace de sanction, désorganisation dans certains centres et laisser de côté nos bonnes pratiques professionnelles (piquer avec la mème aiguille qui a transpercer le bouchon du flacon)..............
Les préfets devaient depuis longtemps prévoir un corps de réserve sanitaire !
Libertés individuelles bafouées, infirmières maltraitées,élèves délaissés.