| Des doutes sur les revues médicales à comité de lecture |
| Écrit par Matthew Robinson |
| Lundi, 10 août 2009 06:00 |
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Si les médecins sont habitués à garder un oeil critique vis-à-vis des divers journaux et revues qu'ils reçoivent gracieusement, ils attachent plus de crédit aux revues à comité de lecture publiées par les grands éditeurs médicaux, surtout quand celles-ci bénéficient d'un impact factor. Les experts médicaux du monde entier et les juristes vont aussi régulièrement chercher leurs sources dans cette littérature scientifique pour estimer quelles sont les données acquises de la science. Contrôler le contenu éditorial de revues censées être indépendantes, c'est avoir le pouvoir d'influencer des prescriptions, des recommandations de bonne pratique et, parfois, la décision d'un magistrat ou d'une institution. Que les bureaux d'un grand éditeur médical se prêtent à de tels agissements pour voir augmenter son chiffre d'affaires fait planer un doute sur la crédibilité de ce système. Les revues à comité de lecture sont l'un des pilliers de la diffusion du savoir auprès des professionnels de santé. Elles ont néanmoins certaines limites. Le phénomène de la littérature grise est l'une d'elles. Spontanément, certaines équipes préfèrent ne pas publier les résultats d'études n'étant pas favorables à un traitement dans ces revues pour ne pas avoir à subir la pression d'un laboratoire. Cette autocensure influence même les recommandations de bonne pratique, comme l'a montré un article du Lancet. Face à de telles pratiques, il n'est pas certain que les cours de « lecture critique » mis en place au sein des facultés de médecine soient suffisants. Ils ont néanmoins le mérite de faire prendre conscience aux futurs praticiens qu'il faut toujours savoir remettre en question la parole de ses maîtres.
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| Mise à jour le Mardi, 06 juillet 2010 10:01 |


















Une enquête du magazine des sciences de la vie 
