| Plus de plaintes dans les hôpitaux depuis la loi du 4 mars 2002 ? |
| Écrit par Bertrand Hue |
| Vendredi, 07 août 2009 06:00 |
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Ce travail, réalisé par Camila Giugliani du service de santé publique de l'École de médecin de l'université Paris Descartes et basé sur le constat que le nombre de plaintes relatives à des problèmes médicaux au sein d'un grand hôpital universitaire de la région parisienne a augmenté au fil du temps, montre que le sentiment des patients d'avoir été victime d'une erreur médicale aurait lui aussi augmenté. La loi du 4 mars 2002 pourrait avoir joué un rôle dans ce phénomène en faisant évoluer l'attitude des patients à l'égard des procédures permettant de se plaindre. Alors même que l'établissement était engagé dans une démarche de certification et que la durée des séjours tendait à diminuer, ce qui allait dans le sens d'une diminution des incidents graves liés à une hospitalisation, le nombre de courriers d'avocats ou de patients estimant être victime d'une erreur médicale n'a cessé d'augmenter. Le fait d'avoir élargi le débat sur ces évènements indésirables et sur les erreurs liées aux soins à l'occasion des discussions concernant la loi pourrait avoir fait prendre conscience aux patients de leurs droits et les avoir rendus plus exigeants à l'encontre du système de santé. Même si cette étude n'entre pas dans les détails, on peut aussi penser que la médiatisation de quelques erreurs médicales, comme l'affaire Perruche, a donné à réfléchir au plus grand nombre, surtout au regard des éventuelles réparations financières pouvant être obtenues si une faute est bien reconnue. La plupart des plaintes reçues par cet hôpital ont été formulées par de femmes d'âge moyen, pour des problèmes liés à la chirurgie, à l'obstétrique, à la gynécologie et à la néonatalogie. Une complication survenue à la suite d'un acte chirurgical ou médical est le plus souvent à l'origine de la réclamation. Pour un grand nombre de patients, une plainte est le meilleur moyen d'exprimer leur frustration et leur déception concernant leur prise en charge. Elle peut aussi représenter un espoir de voir la qualité des soins s'améliorer afin de réduire le risque de voir se reproduire le même type d'événement indésirable que celui auquel ils ont été confrontés. C'est aussi une façon d'obtenir une sanction financière ou non à l'encontre de l'établissement ou d'un praticien considéré comme responsable. Une telle étude semble être une première en France et devrait permettre de mieux répondre aux attentes des patients. De quoi se plaint-on ?
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| Mise à jour le Samedi, 08 août 2009 14:08 |


















Une étude française, puliée le 6 août 2009 dans la revue BMC Health Service Research et intitulée 
