| L'étude du Conseil d'État sur la révision des lois de bioéthique |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Vendredi, 15 mai 2009 08:37 |
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Différents sujets sont abordés dans cette étude. La recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, effectuée à partir d’embryons surnuméraires issus de tentatives d’assistance médicale à la procréation est l'un d'eux. Dans ce domaine, le Conseil d'État préconise l'adoption d'un régime permanent d'autorisation afin d'offrir aux chercheurs la visibilité nécessaire au bon déroulement de leurs travaux. Ce régime serait basé sur les mêmes principes que ceux qui régissent l'actuel moratoire temporaire permettant les recherches malgré leur interdiction de principe. Le don d'organes et les problèmes relatifs aux banques de sang du cordon sont aussi traités. « Sur la question de la fin de vie, le Conseil d’État indique quelle interprétation doit être donnée selon lui des dispositions de la loi dite Leonetti du 22 avril 2005 sur trois questions principales : les conditions de l’arrêt de traitement, la question des suppléances vitales, et celle de la mise sous sédation ». Il s'intéresse enfin aux recherches menées par des équipes françaises dans des pays en voie de développement et à leurs retentissements éthiques. Pour le Conseil d'État, sous sa forme actuelle, la loi de bioéthique est équilibrée et son réexamen n'est pas utile.
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Commentaires (2)
![]() Par Eric75, 16 mai 2009
L'avis du Conseil d'Etat est indigent. Quel conservatisme ! Les français qui ont des problèmes d'infertilité seront de plus en plus nombreux à devoir aller à l'étranger pour bénéficier d'un cadre légal moins bâillonné par des personnes qui confondent morale et éthique. Est-ce que l'éthique y gagnera ? Surement pas, car il faut de l'argent pour pratiquer l'exode procréatif, et cela risque d'entrainer ceux qui n'ont pas assez d'argent vers des pays où l'éthique est moins bonne que chez des pays où les protocoles sont plus chers.
Par Jérôme Bonnard, 12 janvier 2010
Cette étude du Conseil d'Etat ne préconise aucune avancée prenant en compte les besoins sociaux et les progrès de la recherche scientifique. Ses conclusions sont en retrait des législations de nombreux pays limitrophes. Voyez mon article très critique de cette étude du Conseil d'Etat sur "nos-facs-de-droit", intitulée "Vers une révision a minima des lois de bioéthique".
http://nos-facs-de-droit.over-blog.com/ Le blog du professeur Jérôme Bonnard Ecrivez un commentaire
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| Mise à jour le Vendredi, 15 mai 2009 13:07 |


















Alors que la science fait d'incessants progrès, la dernière révision de la loi de bioéthique date de 2004. Si cinq années peuvent paraître un délai raisonnable à certains, il ne faut pas oublier que la loi soutient très rarement l'avant-garde de cette discipline, tant le sujet est sensible et fantasmagorique. Dans ces conditions, la recherche française peut très vite se trouver distancée par ses concurrentes étrangères en raison d'une législation timorée ou obsolète. Un excès de prudence, d'études administratives diverses et variées ou de démagogie peut être vu comme un frein au développement par les uns, alors qu'elle sera jugée légitime par les autres. Le juste équilibre est délicat à trouver et l'
