| Les pseudofonctionnaires privés de la santé |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Samedi, 01 Novembre 2008 02:00 |
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Jean-Marc Roubaud est député de la 3e circonscription du Gard. Il a été élu sous les couleurs de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et est maire de Villeneuve-lès-Avignon. Pharmacien de profession, le système de santé ne doit pas avoir de secrets pour lui. C'est vraisemblablement pour cette raison qu'il a déposé l'amendement no 9 au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Avec chaque amendement vient un exposé sommaire. Ce texte consiste à expliquer pourquoi l'amendement est présenté. Dans ce cas, les raisons sont claires : "Les établissements de santé privés doivent pouvoir répondre aux mêmes exigences du service public hospitalier que les établissements publics de santé. La continuité des soins rendus aux patients qu’ils accueillent, la permanence des soins dans le territoire, la satisfaction des besoins des patients dans des zones géographiques où la démographie médicale est déficitaire, constituent autant d’exigences auxquelles les établissements de santé privés doivent autant répondre que leurs homologues publics. Dominique Tian et Renaud Muselier, députés de l'Union pour un mouvement populaire, ont utilisé le même exposé sommaire pour leur amendement no 356. Plutôt que de salarier le médecin, pourquoi ne pas envisager de rémunérer le praticien libéral pour réaliser la surveillance des patients qu'il a soignés sans réaliser d'actes ? La surveillance ne peut-elle pas être considérée comme un acte à part entière ? Faut-il faire des cliniques privées des établissements publics ? Les hôpitaux sont-ils des modèles de gestion et d'efficacité ? Pourquoi l'une des lois en attente d'être discutée au parlement est-elle relative à la réforme de l'hôpital ? |
| Mis à jour le Mercredi, 29 Octobre 2008 22:57 |

















Faut-il conserver un exercice libéral dans le système de santé français ? Faut-il faire de tous les médecins des salariés, voire même des fonctionnaires, mais sans les avantages qui vont avec le statut ? Peu de médecins imaginent que de telles questions puissent se poser. Ils ont tort, car c'est sur les bancs de l'Assemblée nationale que l'on s'interroge. Non pas à gauche de l'Hémicycle, mais dans les rangs qui sont à droite du perchoir. Il n'y a plus de clivage sur cette question et il se pourrait même qu'il y ait très bientôt un consensus.