| Démographie médicale et sagesse suisse |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Lundi, 25 Août 2008 07:37 |
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Cette fois, ce n'est pas une votation qui veut mettre fin au moratoire sur les nouveaux cabinets médicaux actuellement en vigueur de l'autre côté des Alpes. La Conférence des directeurs de la santé (CDS) et la Fédération des médecins suisses (FMH, Foederatio Medicorum Helveticorum) ne veulent plus de cette limitation à l'installation des jeunes médecins à la seule reprise d'un cabinet, mise en place en juillet 2007. Dans un communiqué commun, le CDS et la FMH soumettent à la Commission de la santé du Conseil des États une "proposition de réglementation commune sur la manière de régler à l’avenir l’offre médicale". Pour ces deux organisations, les cantons devraient "pouvoir limiter, en cas d'excédant régional de l'offre, l’autorisation des médecins exerçant en cabinet à être rémunérés à la charge de l’assurance des soins ou agir par des mesures d’encouragement contre une offre insuffisante". Cette action des autorités devrait être subsidiaire et n'intervenir qu'en cas de besoin express Il n'aura fallu qu'un an aux Suisses pour comprendre que les mesures répressives quant à l'installation des médecins n'étaient pas une solution. Le moratoire a très vite montré ses limites avec, par exemple, des soins ambulatoires dans les établissements de soins qui ont explosé ces derniers mois. Une expérience à méditer ? |
| Mis à jour ( Lundi, 25 Août 2008 09:11 ) |

















La démocratie suisse n'a de leçons à recevoir de personne. Les votations, véritables initiatives populaires ou référendums, permettent aux citoyens de s'exprimer trois à quatre fois par an. D'autant qu'en Helvétie, les décisions prises par le peuple sont respectées... Le 1er juin 2008, trois électeurs suisses sur quatre ont refusé de donner plus de pouvoirs à l'assurance maladie, rejetant ainsi le désir de cette dernière de voir disparaître son obligation de rembourser les soins du médecin librement choisi par le patient. La liberté de contracter est sauve. Les caisses d'assurance maladie n'ont pas obtenu le pilotage des soins.