| L'employeur doit tenir compte de l'avis du médecin du travail |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Vendredi, 12 février 2010 17:54 |
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Ce n'est pas à l'employeur d'apprécier l'aptitude d'un salarié à un poste de travail au sein de son entreprise, mais bien au médecin de santé au travail. La chambre sociale de la Cour de cassation vient de le réaffirmer dans une décision du 28 janvier 2010 (no de pourvoi 08-42616).
Pour l'employeur, cette responsable de rayon, dont le travail impose à son titulaire d'effectuer, au moins ponctuellement, des tâches de manutention, n'a été déclarée apte à reprendre son poste qu'avec des restrictions incompatibles avec l'exercice de son emploi dans l'entreprise. C'est pour cette raison, selon lui, qu'il n'a pas réintégré l'employée à son poste. L'affaire ne s'arrête pas là. L'employeur, en imposant à la salariée de manière répétée, au mépris des prescriptions du médecin du travail, d'effectuer des tâches de manutention lourde qui avaient provoqué de nombreux arrêts de travail puis, au vu des avis médicaux successifs, en ayant proposé des postes d'un niveau inférieur à celui d'agent de maîtrise, en particulier à cinq reprises le poste d'hôtesse au service client qui était lui-même incompatible avec les préconisations du médecin du travail, s'est rendu coupable de harcèlement moral. En effet, pour l'article L 122-49 du code du travail, aucun salarié ne doit subir des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible d'altérer sa santé physique ou mentale...
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La responsable du rayon décoration d'un magasin de bricolage a été victime d'un accident du travail à la suite duquel elle a été déclarée, lors de la visite médicale de reprise, apte à reprendre son poste. Le médecin du travail a néanmoins précisé que durant trois mois, la salariée ne devait pas effectuer de manutention répétée et ne devait pas porter de charges lourdes. Il a aussi précisé « siège assis-debout impératif ». À plusieurs reprises la salariée a été revue par le médecin du travail à l'occasion de rechutes ou de nouvel accident en relation avec l'accident initial, le praticien concluant à chaque fois à l'aptitude de la salariée à son poste de travail, mais avec des restrictions toujours plus importantes.
