| Éthylomètre, alcoolémie et pouvoir d'appréciation du juge |
| Écrit par Droit-medical.com |
| Mardi, 15 septembre 2009 06:00 |
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Un automobiliste a été poursuivi pour avoir conduit un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique après que l'éthylomètre dans lequel les autorités lui ont demandé de souffler a révélé la présence dans l'air expiré d'un taux d'alcool à 0,28 mg par litre. La limite autorisée était à l'époque des faits de 0,25 mg par litre et le contrevenant s'est donc retrouvé devant le tribunal qui l'a condamné à 350 euros d'amende et à 14 jours de suspension de son permis de conduire. Or l'article 3 du décret du 31 décembre 1985 définit une marge d'erreur de 0,032 mg par litre pour ce type d'appareil, l'automobiliste a sollicité sa relaxe au bénéfice du doute en soutenant que ses résultats se situaient dans la marge d'erreur. La Cour de cassation n'a pas suivi la cour d'appel et elle a décidé que les marges d'erreur peuvent bien s'appliquer à une mesure effectuée lors d'un contrôle d'alcoolémie. Par contre, elle n'a pas cassé l'arrêt de la cour d'appel pour autant en expliquant que « l'interprétation des mesures du taux d'alcoolémie effectuées au moyen d'un éthylomètre constitue pour le juge une faculté et non une obligation ». C'est donc au juge d'apprécier, suivant les circonstances, si la marge d'erreur doit être appliquée ou non. La décision est laissée à sa discrétion...
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| Mise à jour le Mardi, 15 septembre 2009 10:52 |


















La loi reconnaît aux éthylomètres une marge d'erreur pour mesurer l'alcoolémie des conducteurs. Ce n'est pas pour autant qu'un individu contrôlé peut se prévaloir de cette marge d'erreur pour échapper aux poursuites judiciaires et ne pas se voir condamné, si l'on en croit une décision du 24 juin 2009 de la chambre criminelle de la Cour de cassation (nº de pourvoi 
